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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:19

Le blog ContreLaCour a déménagé.


Rendez-vous sur ce lien pour lire l'article: http://www.contrelacour.fr/la-commission-propose-de-renforcer-encore-lintegration-economique-quen-pensent-les-eurodeputes/

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Published by Magali - dans Europe
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BA 21/06/2013 07:11

Vendredi 21 juin 2013 :

La zone euro renforce l'architecture de l'union bancaire.

Sur les 500 milliards d'euros du Mécanisme européen de stabilité (MES), 60 milliards d'euros seront consacrés à la recapitalisation directe des banques. Ce montant pourra être révisé par le conseil
des gouverneurs du MES si cela est "jugé nécessaire", a précisé M. Dijsselbloem.

http://www.romandie.com/news/n/La_zone_euro_renforce_l_architecture_de_l_union_bancaire18210620130156.asp

En réalité, le MES n'a pas les 500 milliards d'euros dont parle l'article ci-dessus.

En réalité, ces 500 milliards d'euros n'existent pas.

En réalité, le MES disposera de près de 80 milliards d'euros de capitaux propres, dont 27,1% sont financés par l'Allemagne et 20,4% par la France. Et ensuite, grâce aux fonds qu'il pourra lever sur
les marchés, sa capacité de prêts s'élèvera EN THEORIE à 500 milliards d'euros en 2014.

Je rappelle les sommes que vont payer les Etats européens surendettés pour doter le MES du capital :
- Capital du MES : 80 milliards d'euros.
- Sur ces 80 milliards d'euros, l'Allemagne va devoir payer 21,717 milliards d'euros.
- La France va devoir payer 16,308 milliards d'euros.
- L'Italie va devoir payer 14,330 milliards d'euros.
- L'Espagne va devoir payer 9,522 milliards d'euros.
- Etc.

Pour aider les Etats européens surendettés, les neuneus ont créé une coquille vide, le MES. Mais pour doter cette coquille vide de 80 milliards d'euros de capital, ce sont les Etats européens
surendettés qui vont devoir se surendetter encore plus !

Les Etats européens surendettés vont emprunter des milliards d'euros sur les marchés, et avec cet argent ils vont ensuite doter le MES de 80 milliards d'euros de capital !

Etape suivante : le MES va emprunter sur les marchés des sommes pouvant atteindre EN THEORIE 500 milliards d'euros. Ensuite, le MES pourra prêter ces sommes aux banques en difficulté.

La phrase qui tue : "Si besoin est, les Etats devront aussi mettre au pot avec une contribution pouvant aller jusqu'à 20% de la somme injectée dans les banques pendant les deux premières années du
plan d'aide. Ce ratio sera ensuite ramené à 10%."

Et enfin, le bouquet final, si les banques aidées ne peuvent pas rembourser les prêts accordés par le MES, la France s'est engagée à garantir 142,701 milliards d'euros !

La zone euro, c'est un suicide collectif.

BA 19/06/2013 21:24

Mercredi 19 juin 2013 :

Chypre est bien partie pour redevenir le cauchemar des Européens.

Car, pendant ce temps, l'économie chypriote se désintègre progressivement. Les prévisions de la troïka étaient de toute évidence irréalistes. Le PIB chypriote va reculer de 9 % cette année,
peut-être 5 % selon le FMI l'an prochain, En deux ans, la richesse du pays sera réduite de 15 %. Même la Grèce n'a pas connu une telle cure. Les mesures d'austérité imposées par la troïka pèsent
bien sûr, mais c'est surtout l'absence de vrai secteur bancaire et d'investissement en raison du contrôle des capitaux qui asphyxie l'économie chypriote. Tout ceci amène l'absence absolue de
confiance dans l'avenir qui gèle encore le fonctionnement de l'économie. Et cette fois, il sera difficile de faire admettre que cette potion permettra d'assurer la « croissance future » du
pays.

Quitter l'euro est-il une solution ?


En réalité, la zone euro est devenue un enfer pour Chypre. Il est désormais difficile de penser qu'une sortie du pays de l'UEM - aussi catastrophique soit-elle - donne lieu à une situation pire que
celle que connaît le pays aujourd'hui. Sans doute, les Chypriotes devront-ils compter avec l'inflation générée par la dévaluation rapide de leur monnaie. Sans doute, l'Etat chypriote, devenu
insolvable et incapable d'emprunter sur les marchés, devra-t-il serrer les vis. Mais, du moins, une nouvelle monnaie permettrait de faire fonctionner à nouveau l'économie, en particulier le système
bancaire.

Prendre le risque de laisser sortir Chypre ?

La question se pose donc à nouveau de savoir si Chypre doit rester ou non dans la zone euro. Si l'Europe pense pouvoir régler le problème en l'ignorant, elle se trompe. Une sortie de l'île de la
zone euro pourrait coûter cher à cette dernière. L'OMT, dont se vante tant Mario Draghi, le gouverneur de la BCE mais qui n'est encore qu'une menace, pourrait bien alors devoir être actionné. Les
marchés seraient en effet tentés de tester la BCE sur le fameux « whatever it takes » (quoi qu'il en coûte) pour sauver l'euro de Mario Draghi. Or, ce dernier doit craindre un tel scénario, lui qui
n'a pas encore, malgré ses promesses, publié le cadre légal de l'OMT (9 mois après son annonce !). Sans compter que si Nicosie quitte la zone euro, il y a fort à parier que le MES et la BCE doivent
encaisser des pertes. Que l'Europe se méfie donc : la bombe chypriote est encore bourrée d'explosifs. Et c'est ce qu'a voulu dire Nikos Anastasiadès avec son appel au secours. L'ignorer serait
inconscient.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130619trib000771239/chypre-est-bien-partie-pour-redevenir-le-cauchemar-des-europeens.html

BA 18/06/2013 15:48

Mardi 18 juin 2013 :

François Leclerc écrit :

il n’est pas inutile de lancer un pavé dans la mare, comme vient de le faire le quotidien financier français « Les Échos ». L’ensemble des structures de défaisance (bad banks) créées en Europe
depuis le début de la crise logerait actuellement, selon ses calculs, environ 1.000 milliards d’actifs douteux ou illiquides (invendables). L’hypothèse d’une bombe à retardement est évoquée par un
journal qui ne verse pas dans les titres à sensation en règle générale.

Quel est en réalité le choix qui se profile, que les débats en cours n’explicitent pas ? Il n’y a à terme que deux solutions :
- soit les États porteront la charge financière de ces pertes,
- soit le système financier risquera de s’écrouler si les créanciers et gros déposants sont fortement impliqués, car les banques sont débitrices ou créditrices entre elles.

On croit dans ces conditions deviner par avance la tournure que ces discussions prennent – le recours aux finances publiques – avec la circonstance aggravante d’une absence de mutualisation de la
dette entre les États, ou de son plafonnement si le MES intervient. Ce qui aura comme conséquence d’amplifier les déséquilibres au sein de la zone euro, d’augmenter la dette publique et d’alourdir
la charge du désendettement, avec comme seule solution de rallonger encore son calendrier déjà étiré. Ou bien même de rendre insolvables des États, avec comme seule issue de restructurer leur
dette. En prenant leurs distances avec le FMI, qui le souligne avec l’exemple de la Grèce, les autorités européennes se voilent la face une fois de plus. Telle est la dynamique dans laquelle nous
nous trouvons, si rien ne vient l’interrompre.

http://www.pauljorion.com/blog/?p=55020